NIGHTLINE, C’EST QUOI?

Histoire de Nightline écoute active

Une histoire

Bénévoles nightline écoute active

Des bénévoles

Quatre principes Nightline

Quatre principes

UNE HISTOIRE

Nightline Paris est fondée en 2016 par Patrick Skehan, étudiant irlandais venu en France pour ses études. Frappé par le manque de structure dédiées à la santé mentale des étudiants, il décide d’importer le concept anglo-saxon des Nightlines : des services d’écoute à destination des étudiants, gérés par des étudiants.

Grâce à l’aide de l’appel à initiatives étudiantes de l’université PSL, l’association forme ses premiers bénévoles et ouvre sa ligne d’écoute francophone en novembre 2017.

D’établissement en établissement, Nightline Paris grandit et reçoit de plus en plus d’appels pour passer la barre des 1500 au printemps 2019 ! 2019 est aussi l’année de l’ouverture d’une ligne entièrement en anglais dédiée aux étudiants étrangers.

L’aventure continue et le concept de Nightline s’étend à d’autres villes : Nightline Lyon prendra du service à la rentrée 2019 et l’ouverture d’autres Nightlines est prévue en 2020 !

DES BENEVOLES

De la licence au doctorat, des universités aux écoles de journalisme et d’art, nos bénévoles-écoutants sont recrutés partout. Après une première prise de contact, ils suivent deux week-ends de formation à l’écoute active durant lesquels ils apprennent à aborder les sujets les plus difficiles, à ne pas être directifs, à ne pas émettre de jugements et à être véritablement à l’écoute des appelants.

Les bénévoles-écoutants ne sont pas choisis pour leur CV, mais pour leur capacité à comprendre et accepter les autres. Si leurs parcours sont divers, il s’agit néanmoins toujours d’étudiants car nous pensons que ce sont les mieux placés pour entendre et échanger autour des problèmes liés à la vie étudiante. En raison du principe d’anonymat de Nightline Paris, il est exigé de nos bénévoles-écoutants qu’ils gardent le silence sur leur participation au service.

Les bénévoles-écoutants tiennent des permanences de 21h à 2h30 du matin. Ils peuvent décider aussi de participer à un des pôles de l’association afin de contribuer au développement de Nightline.

Il arrive qu’un bénévole-écoutant, parce qu’il ne peut plus ou ne souhaite plus prendre d’appels, décide de raccrocher le combiné. Il peut alors devenir visage public, ce qui lui donne la possibilité d’enlever son masque et de représenter Nightline ouvertement auprès des étudiants de son établissement.

On croise les visages publics lors des interventions dans les différents établissements où ils arrivent souvent munis de jeux de tarot, de café, de stylos et d’autres goodies pour réapprovisionner les étudiants sur place. Ils sont parfois accompagnés par des bénévoles-écoutants qui ne connaissent personne dans l’établissement concerné.

Etre visage public, c’est l’opportunité de sensibiliser les étudiants aux problématiques liées à la santé mentale, d’apprendre à parler devant des grands groupes et de contribuer d’une nouvelle façon à la vie de l’association.

Avec plus de cinquante bénévoles, francophones et anglophones, et des actions à destination de plus de 200 000 étudiants, il y a du travail à faire en plus des permanences d’écoute ! Composé d’un mélange de bénévoles-écoutants et de visages publics, le conseil d’administration s’occupe de tout cela.

Chaque membre du conseil d’administration est chef d’un des pôles au sein de l’association. Ces pôles réunissent des bénévoles motivés autour des actions essentielles au développement de l’association :

Pôle bien-être : le bien-être des bénévoles est au cœur de notre mission ! Le pôle bien-être organise des sorties ou des soirées chaque mois, assure l’intégration des nouveaux et organise des week-ends d’intégration pour que les bénévoles fassent connaissance les uns avec les autres.

Pôle formation : composé de bénévoles-écoutants expérimentés, le pôle formation s’occupe du recrutement et de la formation de nouveaux bénévoles ainsi que de la formation continue des anciens. Il y a toujours des choses à apprendre !

Pôle partenariats et élargissements: un groupe de bénévoles motivés, sous la supervision de notre chère présidente, vont à la rencontre des nouveaux établissements (à Paris et ailleurs) afin de rendre Nightline accessible à un maximum d’étudiants.

Pôle trésorerie : avec un budget important destiné au fonctionnement de l’association, au lancement de projet et au paiement de salariés, de stagiaires et de volontaires en service civique, le pôle trésorerie gère l’argent de l’association pour assurer notre continuation.

Pôle recherche et développement : le pôle de l’association le plus à la pointe examine la recherche autour de la santé mentale afin qu’on soit à jour sur ce qui se fait dans le domaine, en France et à l’étranger, et ainsi réaliser les actions de prévention les plus innovantes à destination des étudiants.

Pôle communication : pour les bénévoles avec des talents artistiques, il y a la possibilité de contribuer aux projets de l’équipe communication, notamment par la création de contenu en lien avec leurs talents (BDs, graphismes, vidéos, etc.).

En plus de nos différents bénévoles, l’association recrute aussi des volontaires en service civique à qui sont confiés des missions spécifiques.

Les volontaires sont présents au moins trois jours par semaine afin de mettre en œuvre des projets importants ayant un fort impact sur la vie de l’association et notre développement.

Cette année, les missions sont centrées sur :

  • Les associations étudiantes au sein des universités, pour les mobiliser autour de la problématique de la santé mental
  • Les associations étudiantes dans les écoles et les classes préparatoires
  • Les étudiants étrangers (échange, réfugié) à Paris
  • La création d’un dispositif d’orientation pour les étudiants en difficulté

QUATRE PRINCIPES

La ligne d’écoute active de Nightline Paris est organisée selon quatre grands principes qui sont partagés par toutes les Nightline et la plupart des grands services d’écoute active dans le monde. Ces quatre principes sont :

Anonymat écoute active

L’anonymat. L’identité de l’appelant reste secrète tout au long de l’appel et même après : tout est fait pour qu’elle le reste. Aucune information qui permettrait d’identifier l’appelant ne lui est demandée, et le bénévole-écoutant peut le rappeler à l’ordre s’il se montre trop précis dans les portraits qu’il esquisse. De la même façon, l’identité des bénévoles qui prennent des appels dans l’association est secrète. Enfin, le risque d’identifier fortuitement l’appelant ou le bénévole-écoutant par hasard, à la voix, est largement surestimé et quasiment inexistant en pratique. L’anonymat permet aux appelants de se confier sans conséquences et de parler librement, afin qu’ils puissent retirer le maximum de l’appel.

confidentialité écoute active

La confidentialité. Tout ce que dit l’appelant reste entre le bénévole qui lui répond et lui. Les appels et les tchats ne sont pas enregistrés. La confidentialité offre une garantie supplémentaire aux appelants et doit permettre de créer un espace de dialogue ouvert et propice à créer un rapport de confiance entre le bénévole-écoutant et l’appelant.

Non-directif écoute active

La non-directivité. Les écoutants-bénévoles ne se montrent jamais directifs au cours des appels. Cela signifie qu’ils ne cherchent pas à aiguiller la discussion dans une direction ou à plaquer un vocabulaire ou des catégories sur les expériences individuelles des appelants. Ces derniers restent maîtres de la conversation et de leurs récits. De plus, les bénévoles-écoutants ne donnent pas de conseils ou de solutions aux appelants, ils sont là pour les écouter, les aider à exprimer leurs sentiments ou à développer leur réflexion, mais pas pour les guider dans une direction particulière. Les bénévoles-écoutants n’ont pas les connaissances et les informations nécessaires pour conseiller les appelants, notamment parce qu’ils ne sont pas des professionnels.

Sans jugement

L’absence de jugement. Nightline se veut également sans-jugement. Les bénévoles-écoutants ne sont pas là pour juger les appelants, leurs décisions ou leurs expériences. Ils essayent de créer un espace ouvert et bienveillant pour permettre aux appelants de s’exprimer, sans craindre de déclencher des réactions particulières. Rien n’est tabou, les bénévoles-écoutants peuvent entendre parler de tout et ne hiérarchisent pas les thèmes.

NIGHTLINE, C'EST QUOI?

Une histoire

Des bénévoles

Quatre principes

UNE HISTOIRE

Nightline Paris est fondée en 2016 par Patrick Skehan, étudiant irlandais venu en France pour ses études. Frappé par le manque de structure dédiées à la santé mentale des étudiants, il décide d’importer le concept anglo-saxon des Nightlines : des services d’écoute à destination des étudiants, gérés par des étudiants.

Grâce à l’aide de l’appel à initiatives étudiantes de l’université PSL, l’association forme ses premiers bénévoles et ouvre sa ligne d'écoute francophone en novembre 2017.

D’établissement en établissement, Nightline Paris grandit et reçoit de plus en plus d’appels pour passer la barre des 1500 au printemps 2019 ! 2019 est aussi l’année de l’ouverture d’une ligne entièrement en anglais dédiée aux étudiants étrangers.

L’aventure continue et le concept de Nightline s’étend à d’autres villes : Nightline Lyon prendra du service à la rentrée 2019 et l’ouverture d’autres Nightline est prévue en 2020 !

DES BENEVOLES

De la licence au doctorat, des universités aux écoles de journalisme et d’art, nos bénévoles-écoutants sont recrutés partout. Après une première prise de contact, ils suivent deux week-ends de formation à l’écoute active durant lesquels ils apprennent à aborder les sujets les plus difficiles, ne pas être directifs, ne pas émettre de jugements et être véritablement à l’écoute des appelants.

Les bénévoles-écoutants ne sont pas choisis pour leur CV, mais pour leur capacité à comprendre et accepter les autres. Si leurs parcours sont divers, il s’agit néanmoins toujours d’étudiants car nous pensons que ce sont les mieux placés pour entendre et échanger autour des problèmes liés à la vie étudiante. En raison du principe d’anonymat de Nightline Paris, il est exigé de nos bénévoles-écoutants qu’ils gardent le silence sur leur participation au service.

Les bénévoles-écoutants tiennent des permanences de 21h à 2h30 du matin. Ils peuvent décider aussi de participer à un des pôles de l’association afin de contribuer au développement de Nightline.

Il arrive qu’un bénévole-écoutant, parce qu’il ne peut plus ou ne souhaite plus prendre d’appels, décide de raccrocher le combiné. Il peut alors devenir visage public ce qui lui donne la possibilité d’enlever son masque et représenter Nightline ouvertement auprès des étudiants de son établissement.

On voit les visages publics lors des interventions dans les différents établissements où ils arrivent souvent munis de jeux de tarot, de café, de stylos et d’autres goodies pour réapprovisionner les étudiants sur place. Ils sont parfois accompagnés par des bénévoles-écoutants qui ne connaissent personne dans l’établissement concerné.

Etre visage public, c’est l’opportunité de sensibiliser les étudiants aux problématiques liées à la santé mentale, d’apprendre à parler devant des grands groupes et de contribuer d’une nouvelle façon.

Avec plus de cinquante bénévoles, francophones et anglophones, et des actions à destination de plus de 200 000 étudiants, il y a du travail à faire en plus des permanences d’écoute ! Composé d’un mélange de bénévoles-écoutants et de visages publics, le conseil d’administration s’occupe de tout cela.

Chaque membre du conseil d’administration est chef d’un des pôles au sein de l’association. Ces pôles réunissent des bénévoles motivés autour des actions essentielles au développement de l’association :

Pôle bien-être : le bien-être des bénévoles est au cœur de notre mission ! Le pôle bien-être organise des sorties ou des soirées chaque mois, assure l’intégration des nouveaux et organise des week-ends d’intégration pour que les bénévoles fassent connaissance les uns avec les autres.

Pôle formation : composé de bénévoles-écoutants expérimentés, le pôle formation s’occupe du recrutement et de la formation de nouveaux bénévoles ainsi que de la formation continue des anciens. Il y a toujours des choses à apprendre !

Pôle partenariats et élargissements: un groupe de bénévoles motivés, sous la supervision de notre chère présidente, vont à la rencontre des nouveaux établissements (à Paris et ailleurs) afin de rendre Nightline disponible à un maximum d’étudiants.

Pôle trésorerie : avec un budget important destiné au fonctionnement de l’association, au lancement de projet et au paiement de salariés, de stagiaires et de volontaires en service civique, le pôle trésorerie gère l’argent de l’association pour assurer notre continuation.

Pôle recherche et développement : le pôle de l’association le plus à la pointe examine la recherche en la santé mentale afin qu’on soit à jour sur ce qui se fait dans le domaine, en France et à l’étranger, et ainsi réaliser des actions de prévention des plus innovantes à destination des étudiants.

Pôle communication : pour les bénévoles avec des talents artistiques, il y a la possibilité de contribuer aux projets de l’équipe communication, notamment par la création de contenu en lien avec leurs talents (BDs, graphismes, vidéos, etc.).

En plus de nos différents bénévoles, l’association recrute aussi des volontaires en service civique à qui sont confiés des missions spécifiques.

Les volontaires sont présents au moins trois jours par semaine afin de mettre en œuvre des projets importants ayant un fort impact sur la vie de l’association et notre développement.

Cette année, les missions sont centrées sur :

Les associations étudiantes au sein des universités, pour les mobiliser autour de la problématique de la santé mental Les associations étudiantes dans les écoles et les classes préparatoires Les étudiants étrangers (échange, réfugié) à Paris La création d’un dispositif d’orientation pour les étudiants en difficulté

QUATRE PRINCIPES

La ligne d’écoute active de Nightline Paris est organisée selon quatre grands principes qui sont partagés par toutes les Nightline et la plupart des grands services d’écoute active dans le monde. Ces quatre principes sont :

L’anonymat. L’identité de l’appelant reste secrète tout au long de l’appel et même après : tout est fait pour qu’elle le reste. Aucune information qui permettrait d’identifier l’appelant ne lui est demandée, et le bénévole-écoutant peut le rappeler à l’ordre s’il se montre trop précis dans les portraits qu’il esquisse. De la même façon, l’identité des bénévoles qui prennent des appels dans l’association est secrète. Enfin, le risque d’identifier fortuitement l’appelant ou le bénévole-écoutant par hasard, à la voix, est largement surestimé et quasiment inexistant en pratique. L’anonymat permet aux appelants de se confier sans conséquences et de parler librement, afin qu’ils puissent retirer le maximum de l’appel.

La confidentialité. Tout ce que dit l’appelant reste entre le bénévole qui lui répond et lui. Les appels et les tchats ne sont pas enregistrés. La confidentialité offre une garantie supplémentaire aux appelants et doit permettre de créer un espace de dialogue ouvert et propice à créer un rapport de confiance entre le bénévole-écoutant et l’appelant.

La non-directivité. Les écoutants-bénévoles ne se montrent jamais directifs au cours des appels. Cela signifie qu’ils ne cherchent pas à aiguiller la discussion dans une direction ou à plaquer un vocabulaire ou des catégories sur les expériences individuelles des appelants. Ces derniers restent maîtres de la conversation et de leurs récits. De plus, les bénévoles-écoutants ne donnent pas de conseils ou de solutions aux appelants, ils sont là pour les écouter, les aider à exprimer leurs sentiments ou à développer leur réflexion, mais pas pour les guider dans une direction particulière. Les bénévoles-écoutants n’ont pas les connaissances et les informations nécessaires pour conseiller les appelants, notamment parce qu’ils ne sont pas des professionnels.

L’absence de jugement. Nightline se veut également sans-jugement. Les bénévoles-écoutants ne sont pas là pour juger les appelants, leurs décisions ou leurs expériences. Ils essayent de créer un espace ouvert et bienveillant pour permettre aux appelants de s’exprimer, sans craindre de déclencher des réactions particulières. Rien n’est tabou, les bénévoles-écoutants peuvent entendre parler de tout et ne hiérarchisent pas les thèmes.