Nightline, c’est quoi? 2018-09-23T20:21:30+02:00

NIGHTLINE, C’EST QUOI?

Une histoire

Des bénévoles

Quatre principes

A l’origine de Nightline Paris, un étudiant et un constat : en septembre 2016, lorsque Patrick Skehan arrive à Paris pour ses études, il est frappé par le manque d’une offre complète de structures dédiées à la santé mentale des étudiants. Pour lui qui vient d’Irlande, où les premières Nightlines ont été créées dans les années 90 et sont désormais solidement implantées dans les universités, cette situation pose problème, d’autant plus que les services psychologiques vers lesquels s’orientent les étudiants en France sont bien souvent saturés.

L’idée germe alors de fonder un service d’écoute en France sur le modèle des Nightlines anglo-saxonnes : association tenue par des étudiants; formation des bénévoles à l’écoute active, anonymat et confidentialité, non-directivité et absence de jugement; possibilité d’appeler par téléphone ou par tchat. Afin de lancer le projet, Patrick se tourne donc vers les appels à initiatives étudiantes de l’université PSL, qui devient le premier partenaire de Nightline Paris. En parallèle, des liens se nouent avec de nouveaux partenaires : les psychiatres et les psychologues scolaires, la Mairie de Paris, mais également Suicide Écoute et les autres services d’écoute français. Les financements obtenus permettent d’acheter le matériel et de former les premiers bénévoles.

C’est en novembre 2017 et à la suite d’une deuxième vague de recrutements qu’ouvre la ligne d’écoute, dans un local fourni par PSL. Une trentaine de bénévoles se relaient alors pour prendre les appels, tandis que l’association s’organise peu à peu et que de nouveaux partenariats sont conclus afin de faire connaître le service par les étudiants parisiens. Depuis, nous nous rendons dans les écoles et les universités afin de tenir des stands ; en juin 2018, nous avons également eu l’opportunité de tenir un stand au festival Solidays.

L’association connaît pendant l’année 2018-2019 de grandes transformations dans sa façon de travailler et d’aller à la rencontre des étudiants. La signature de partenariats avec des nombreuses universités et écoles permet au service d’être directement accessible à plus de 100 000 étudiants parisiens. Les étudiants qui ne sont pas inscrits dans nos établissements partenaires auront désormais l’occasion de découvrir le service et de nous rencontrer à travers des initiatives développées avec la Mairie de Paris et le CROUS. Finalement, une ligne d’écoute en anglais ouvrira avec le soutien de la Cité Internationale Universitaire de Paris pour apporter un soutien supplémentaire aux étudiants étrangers.

De la licence au doctorat et des universités aux écoles de journalisme, nos bénévoles ont été recrutés de partout. Après une première prise de contact, ils suivent deux week-ends de formation à l’écoute active, durant lesquels ils apprennent à aborder les sujets les plus difficiles, à ne pas être directifs, à ne pas émettre de jugements et à être véritablement à l’écoute des appelants.

Les bénévoles ne sont pas choisis selon leur CV, mais en fonction de leur capacité à comprendre et à accepter les autres. Si leurs parcours sont divers, il s’agit néanmoins toujours d’étudiants, et nous pensons qu’ils sont par conséquent les mieux placés pour entendre et échanger sur les problèmes et les dangers liés à la vie étudiante. En raison du principe d’anonymat de Nightline Paris, il est exigé de nos bénévoles qu’ils gardent le silence sur leur participation au service.

Il arrive qu’un bénévole, parce qu’il ne peut plus ou ne souhaite plus prendre d’appels, décide de raccrocher le combiné. Il évolue alors en Visage Public, ce qui lui donne la possibilité de représenter Nightline auprès des étudiants.

La ligne d’écoute de Nightline Paris est organisée selon quatre grands principes, qu’elle partage avec toutes les Nightline et la plupart des grands services d’écoute active dans le monde. Ces quatre principes sont :

L’anonymat. L’identité de l’appelant reste secrète au long de l’appel et par la suite, et tout est fait pour qu’elle le reste. Aucune information qui permettrait de l’identifier n’est demandée à l’appelant, et le bénévole-écoutant peut le rappeler à l’ordre s’il se montre trop précis dans les portraits qu’il esquisse. De la même façon, l’identité des bénévoles qui prennent des appels dans l’association, tout comme celle du bénévole-écoutant au cours d’un appel en particulier est secrète. Enfin, le risque d’identifier fortuitement l’appelant ou le bénévole-écoutant par hasard, à la voix, est largement surestimé et quasiment inexistant en pratique. L’anonymat permet aux appelants de se confier sans conséquences et de parler librement, pour qu’ils puissent retirer le maximum de l’appel.

La confidentialité. Tout ce que dit l’appelant reste entre le bénévole qui lui répond et lui. Les appels et les tchats ne sont pas enregistrés. La confidentialité offre une garantie supplémentaire aux appelants par rapport à l’anonymat et doit permettre de créer un espace de dialogue ouvert et susceptible de créer un rapport de confiance entre le bénévole-écoutant et l’appelant.

La non-directivité. Les écoutants-bénévoles ne se montrent jamais directifs au cours des appels. Ils ne cherchent pas à forcer la discussion dans une direction ou à plaquer un vocabulaire ou des catégories sur les expériences individuelles. Les appelants restent maîtres de la conversation et de leurs récits. De plus, les écoutants-bénévoles ne donnent pas de conseils ou de solutions aux appelants, ils sont là pour les écouter, les aider à exprimer leurs sentiments ou à développer leur réflexion, mais pas pour les guider dans une direction particulière. Les bénévoles n’ont pas les connaissances et les informations nécessaires pour conseiller les appelants, notamment parce qu’ils ne sont pas des professionnels.

L’absence de jugement. Nightline se veut aussi sans-jugement. Les bénévoles ne sont pas là pour juger les appelants, leurs décisions ou leurs expériences. Ils essayent de créer un espace ouvert et bienveillant pour permettre aux appelants de s’exprimer, sans craindre de déclencher des réactions particulières. Rien n’est tabou, les bénévoles peuvent entendre parler de tout et ne hiérarchisent pas les thèmes.

NIGHTLINE, C'EST QUOI?

Une histoire

Des bénévoles

Quatre principes

A l'origine de Nightline Paris, un étudiant et un constat : en septembre 2016, lorsque Patrick Skehan arrive à Paris pour ses études, il est frappé par le manque d’une offre complète de structures dédiées à la santé mentale des étudiants. Pour lui qui vient d'Irlande, où les premières Nightlines ont été créées dans les années 90 et sont désormais solidement implantées dans les universités, cette situation pose problème, d'autant plus que les services psychologiques vers lesquels s'orientent les étudiants en France sont bien souvent saturés.

L'idée germe alors de fonder un service d'écoute en France sur le modèle des Nightlines anglo-saxonnes : association tenue par des étudiants; formation des bénévoles à l'écoute active, anonymat et confidentialité, non-directivité et absence de jugement; possibilité d'appeler par téléphone ou par tchat. Afin de lancer le projet, Patrick se tourne donc vers les appels à initiatives étudiantes de l'université PSL, qui devient le premier partenaire de Nightline Paris. En parallèle, des liens se nouent avec de nouveaux partenaires : les psychiatres et les psychologues scolaires, la Mairie de Paris, mais également Suicide Écoute et les autres services d’écoute français. Les financements obtenus permettent d'acheter le matériel et de former les premiers bénévoles.

C'est en novembre 2017 et à la suite d'une deuxième vague de recrutements qu'ouvre la ligne d'écoute, dans un local fourni par PSL. Une trentaine de bénévoles se relaient alors pour prendre les appels, tandis que l'association s'organise peu à peu et que de nouveaux partenariats sont conclus afin de faire connaître le service par les étudiants parisiens. Depuis, nous nous rendons dans les écoles et les universités afin de tenir des stands ; en juin 2018, nous avons également eu l'opportunité de tenir un stand au festival Solidays.

L’association connaît pendant l’année 2018-2019 de grandes transformations dans sa façon de travailler et d’aller à la rencontre des étudiants. La signature de partenariats avec des nombreuses universités et écoles permet au service d’être directement accessible à plus de 100 000 étudiants parisiens. Les étudiants qui ne sont pas inscrits dans nos établissements partenaires auront désormais l’occasion de découvrir le service et de nous rencontrer à travers des initiatives développées avec la Mairie de Paris et le CROUS. Finalement, une ligne d’écoute en anglais ouvrira avec le soutien de la Cité Internationale Universitaire de Paris pour apporter un soutien supplémentaire aux étudiants étrangers.

De la licence au doctorat et des universités aux écoles de journalisme, nos bénévoles ont été recrutés de partout. Après une première prise de contact, ils suivent deux week-ends de formation à l'écoute active, durant lesquels ils apprennent à aborder les sujets les plus difficiles, à ne pas être directifs, à ne pas émettre de jugements et à être véritablement à l'écoute des appelants.

Les bénévoles ne sont pas choisis selon leur CV, mais en fonction de leur capacité à comprendre et à accepter les autres. Si leurs parcours sont divers, il s'agit néanmoins toujours d'étudiants, et nous pensons qu'ils sont par conséquent les mieux placés pour entendre et échanger sur les problèmes et les dangers liés à la vie étudiante. En raison du principe d'anonymat de Nightline Paris, il est exigé de nos bénévoles qu'ils gardent le silence sur leur participation au service.

Il arrive qu'un bénévole, parce qu'il ne peut plus ou ne souhaite plus prendre d'appels, décide de raccrocher le combiné. Il évolue alors en Visage Public, ce qui lui donne la possibilité de représenter Nightline auprès des étudiants.

La ligne d’écoute de Nightline Paris est organisée selon quatre grands principes, qu’elle partage avec toutes les Nightline et la plupart des grands services d’écoute active dans le monde. Ces quatre principes sont :

L’anonymat. L’identité de l’appelant reste secrète au long de l’appel et par la suite, et tout est fait pour qu’elle le reste. Aucune information qui permettrait de l’identifier n’est demandée à l’appelant, et le bénévole-écoutant peut le rappeler à l’ordre s’il se montre trop précis dans les portraits qu’il esquisse. De la même façon, l’identité des bénévoles qui prennent des appels dans l’association, tout comme celle du bénévole-écoutant au cours d’un appel en particulier est secrète. Enfin, le risque d’identifier fortuitement l’appelant ou le bénévole-écoutant par hasard, à la voix, est largement surestimé et quasiment inexistant en pratique. L’anonymat permet aux appelants de se confier sans conséquences et de parler librement, pour qu’ils puissent retirer le maximum de l’appel.

La confidentialité. Tout ce que dit l’appelant reste entre le bénévole qui lui répond et lui. Les appels et les tchats ne sont pas enregistrés. La confidentialité offre une garantie supplémentaire aux appelants par rapport à l’anonymat et doit permettre de créer un espace de dialogue ouvert et susceptible de créer un rapport de confiance entre le bénévole-écoutant et l’appelant.

La non-directivité. Les écoutants-bénévoles ne se montrent jamais directifs au cours des appels. Ils ne cherchent pas à forcer la discussion dans une direction ou à plaquer un vocabulaire ou des catégories sur les expériences individuelles. Les appelants restent maîtres de la conversation et de leurs récits. De plus, les écoutants-bénévoles ne donnent pas de conseils ou de solutions aux appelants, ils sont là pour les écouter, les aider à exprimer leurs sentiments ou à développer leur réflexion, mais pas pour les guider dans une direction particulière. Les bénévoles n’ont pas les connaissances et les informations nécessaires pour conseiller les appelants, notamment parce qu’ils ne sont pas des professionnels.

L’absence de jugement. Nightline se veut aussi sans-jugement. Les bénévoles ne sont pas là pour juger les appelants, leurs décisions ou leurs expériences. Ils essayent de créer un espace ouvert et bienveillant pour permettre aux appelants de s’exprimer, sans craindre de déclencher des réactions particulières. Rien n’est tabou, les bénévoles peuvent entendre parler de tout et ne hiérarchisent pas les thèmes.

Nightline Paris